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Une exposition à la galerie Guigon
Denis Martin
Retour actualités Vernissage le jeudi 17 novembre à partir de 18 heures,
39,rue de Charenton, 75012 Paris tél. 01 53 17 69 53 ouverture au public du 17 novembre au 17 décembre 2011 du mercredi au samedi de14 à 19 h www.galerie-guigon.com

La vérité des peintures de Denis Martin ne doit rien à l’imitation immédiatement visible, ni à la description.

Denis Martin extrait ses formes d’un puit profond où, sous de multiples couches, existent des corps, des bêtes, des traces.

De ces puits, de ces sources innombrables naissent, jaillissent ou suintent des êtres exposés à la violence de l’ombre et de la lumière, dans cette peinture tout naît de l’animal-homme-arbre. tout nait de terres grouillantes, tout nait de lambeaux de ciel

Mais la peinture n’est pas du domaine des mots et l’on peine à décrire cette chimie complexe qui lui permet de naître.

Aussi, puisqu’on a pris le risque d’écrire, tentons de discerner ce qui dans cette inextricable somme où se nouent et se croisent tant d’images gravées dans la mémoire, tant d’œuvres vues et tant d’élans, tant de passions fait peinture.

Là gît l’absolu de l’impossible car dans les gestes sur la toile, la main mille fois jetée, mille fois retenue, les éléments distincts qui constituent l’impulsion se sont totalement dissous. Ils se sont définitivement soudés sans que l’on puisse les distinguer, mystérieusement transformés en une sombre beauté.

Denis Martin extrait, construit mais surtout laisse apparaître. Il y a chez lui une subtile façon de laisser se former le visage, le fouillis d’une terre ou l’élan d’une bête entre deux brumes sans jamais réellement les dessiner. Mais la force n’en n’est que plus confondante car c’est science de former sans former, de dire sans décrire.

Cette chimie était déjà présente dans ses premières œuvres : des pastels où l’abstraction était peut être plus présente qu’aujourd’hui, où une peinture plus claire éclatait déjà, tôt distinguées par madame Renard et exposées dans sa galerie Jacob où tôt s’annonçait la force de l’œuvre qui maintenant se déploie.

Regardez attentivement les « portraits » de Denis Martin, en eux se lient la force des grands portraits classiques à la singularité d’une œuvre nouvelle.

Jacques Le Scanff

Cet article est paru dans le numéro 12 de la revue Le préau des collines

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